Ce réseau vise une auto-transformation radicale de la société via la culture


LES RAISONS QUI FONT QUE NOUS NE CHANGEONS PAS SONT LES MÊMES QUI FONT QUE VOUS NE LISEZ PAS CE QUI SUIT
car pour changer, il faut que l'on se mette d'accord sur le changement. Cela nécessite une réflexion collective qui, aujourd'hui,
est rendue difficile voire impossible par la simple nécessité de gagner de l'argent pour pouvoir vivre et par les divertissements
qui font passer le temps. C'est triste à reconnaitre, mais les divertissements c'est l'art, le théâtre, la télévision, l'ordinateur,
les jeux, le cinéma, bref tout ce qui nous éloigne d'un engagement concret en faveur de l'alternative.

Reprenons, par "culture", on entend ce qui est transmis à travers les institutions sociales au sens large. Rappelons-nous, ce concept d'institution fait référence à ce qui est créé par l'homme à la différence de ce qui vient directement de la nature (encore que la nature n'est perçue qu'à travers le prisme de la culture). Ainsi, la famille, l'école, le marché du travail, les médias, les infrastructures, les techniques, les sciences, l'armée, la police, la médecine, les lois, les banques, etc. sont des institutions qui nous définissent et qui nous conditionnent. Mais par "culture", on entend également nos comportements et notre façon d'être qui sont les résultats positifs ou négatifs des institutions et, donc, de la culture.

Or, il y a longtemps qu'on le sait : aujourd'hui, la culture est monopolisée ou disons plutôt qu'elle est dominée par les lois économiques. On parle d'encastrement du social par l'économique. Autrement dit, la socialisation qu'on attend de tout être humain "normal" passe par l'acceptation de la logique économique. On ne peut pas faire autrement, puisque c'est notre éducation et que c'est ce qui nous permet de survivre. La culture, c'est donc aussi ou surtout l'environnement physique et symbolique dans lequel on se trouve et qui nous marginalise si on ne le respecte pas.

A partir de cette conception du changement via la culture, nous proposons ici une alternative basée sur l'idée de Bonheur National Brut* et de ses quatre piliers (présenté dans un schéma ci-dessous).

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Pourtant, ce qu'il nous faut dire avant de poursuivre, c'est qu'il est important que l'alternative soit séduisante.
Autrement dit, il faut qu'elle puisse avoir une force de rassemblement. De toute évidence, la critique et la négativité
ne lui rendent pas service, car on vit dans un monde hédoniste. En fait, il nous semble important aujourd'hui de ne pas
tomber dans les passions tristes (Spinoza) ou dans le "contre". Concrètement, cela signifie qu'il ne faut pas résister et critiquer, mais plutôt se tenir dans la proposition active et positive.

La résistance et la critique (lorsqu'elle n'est pas suivie de proposition) sont des états de lourdeur, des états d'aliénation.
On est pris dans la négativité du monde. Au contraire, il faudrait garder le bonheur, le véritable, comme un paradigme à l'action et à la pensée. Lorsqu'on est sur le bon chemin, on se sent, forcément, heureux. Si cela n'est pas le cas, alors il faut accepter que l'on ne se trouve pas sur la bonne voie. Si on persiste dans la négativité et dans la critique, on ne peut que constater un état de solitude et de minorité vis-à-vis d'un monde qui attend et qui veut le bonheur. Cela dit, la première étape que l'on doit viser pour cette transition, c'est notre libération vis-à-vis de la dépendance économique. En effet, s'il y a bien une chose à comprendre c'est celle-ci. Il nous faut, en premier lieu, nous libérer d'un état de "prise d'otage" par rapport à l'impératif économique de gagner notre vie, de faire carrière. Autrement dit, le fait de travailler tous les jours pour gagner de l'argent pour être consommateur est hautement pathologique ! En ce sens, on veut croire que l'initiative pour le revenu de base inconditionnel était sur la bonne voie.

Bref, en Suisse, si l'on veut être concret, cette transition n'est possible qu'à travers la formation d'un groupe politique et d'un projet de nouvelle constitution fédérale. Étant donné les échecs répétés des initiatives à la faveur de l'alternative (par ex. : le RBI, l'initiative 1:12, etc.) et le caractère systémique de ce que nous proposons ici, nous pensons que la transition ne sera possible qu'à travers une prise de pouvoir. En effet, nous partons du principe que le problème est structurel et que les initiatives et les actions isolées ne peuvent rien changer de fondamental. Du reste, lorsque les initiatives passent, elles sont soumisses à un exécutif bourgeois qui ne peut que les adapter au règne du quantitatif et du capitalisme (exemple avec la tentative d'indépendance de la Catalogne). Or, derechef, c'est le système qu'il faut changer.

Bref, le premier objectif que l'on pourra chercher à atteindre c'est l'organisation d'ateliers constituants (E.Chouard).
Qu'est-ce qu'un atelier constituant?

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L'idée c'est que l'on puisse savoir où on veut aller et d'avoir une image "totale" de la nouvelle société. "Total"
dans le sens que le programme devrait prendre en compte toutes les dimensions de l'organisation citoyenne.
Ce programme devrait être concis et facilement accessible. Le but étant de rassembler la majorité. Cette nouvelle Constitution
devrait avoir une introduction qui présente la nécessité d'un changement. Autrement dit, pourquoi voulons-nous sortir du capitalisme ? Il devrait valoriser l'alternative en montrant son caractère universel. Ce que nous voulons c'est une société juste, écologiquement durable et équitable.

Les piliers représentent des thèmes qui sont, eux-mêmes, constitués de propositions concrètes
présentées ci-contre (à gauche de l'écran). Ce sont, en fait, des objectifs qui permettront de passer d'une
société économique à une société citoyenne. Ci-dessous, nous présentons un schéma qui illustre l'auto-transformation
que nous avons à l'esprit :

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Excusez-nous pour la publicité… Elle est indésirable, en même temps elle illustre concrètement
ce que nous critiquons ici.



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