Ce réseau vise une auto-transformation radicale de la société via les institutions et, donc, la culture.
Dans cette perspective, nous proposons une alternative basée sur l'idée de Bonheur National Brut* et de ses
quatre piliers (présenté dans un schéma ci-dessous). En effet, ce qui nous semble important, c'est que
l'alternative ne soit pas conçue comme une critique ou comme quelque chose de négative, mais comme une proposition positive.
En fait, il ne faut pas tomber dans les passions tristes (Spinoza) ou dans le "contre". Concrètement, cela signifie qu'il ne faut
pas résister et critiquer, mais plutôt se tenir dans la proposition active et positive.

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La résistance et la critique (lorsqu'elle n'est pas suivie de proposition) sont des états de lourdeur, des états d'aliénation.
On est pris dans la négativité du monde. Au contraire, il faudrait garder le bonheur, le véritable, comme un paradigme à l'action et à la pensée. Lorsqu'on est sur le bon chemin, on se sent, forcément, heureux. Si cela n'est pas le cas, alors il faut accepter que l'on ne se trouve pas sur la bonne voie. Si on persiste dans la négativité et dans la critique, on ne peut que constater un état de solitude et de minorité vis-à-vis d'un monde qui attend et qui veut le bonheur. Cela dit, la première étape que l'on doit viser pour cette transition, c'est notre libération vis-à-vis de la dépendance économique. En effet, s'il y a bien une chose à comprendre c'est celle-ci. Il nous faut, en premier lieu, nous libérer d'un état de "prise d'otage" par rapport à l'impératif économique de gagner notre vie, de faire carrière. Autrement dit, le fait de travailler tous les jours pour gagner de l'argent pour être consommateur est hautement pathologique ! En ce sens, on veut croire que l'initiative pour le revenu de base inconditionnel était sur la bonne voie.

Bref, en Suisse, si l'on veut être concret, cette transition n'est possible qu'à travers la formation d'un groupe politique et d'un projet de nouvelle constitution fédérale. Étant donné les échecs répétés des initiatives à la faveur de l'alternative (par ex. : le RBI, l'initiative 1:12, etc.) et le caractère systémique de ce que nous proposons ici, nous pensons que la transition ne sera possible qu'à travers une prise de pouvoir. En effet, nous partons du principe que le problème est structurel et que les initiatives et les actions isolées ne peuvent rien changer de fondamental. Du reste, lorsque les initiatives passent, elles sont soumisses à un exécutif bourgeois qui ne peut que les adapter au règne du quantitatif et du capitalisme (exemple avec la tentative d'indépendance de la Catalogne). Or, derechef, c'est le système qu'il faut changer.

Bref, le premier objectif que l'on pourra chercher à atteindre c'est l'organisation d'ateliers constituants (E.Chouard).
Qu'est-ce qu'un atelier constituant?

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L'idée c'est que l'on puisse savoir où on veut aller et d'avoir une image "totale" de la nouvelle société. "Total"
dans le sens que le programme devrait prendre en compte toutes les dimensions de l'organisation citoyenne.
Ce programme devrait être concis et facilement accessible. Le but étant de rassembler la majorité. Cette nouvelle Constitution
devrait avoir une introduction qui présente la nécessité d'un changement. Autrement dit, pourquoi voulons-nous sortir du capitalisme ? Il devrait valoriser l'alternative en montrant son caractère universel. Ce que nous voulons c'est une société juste, écologiquement durable et équitable.

Les piliers représentent des thèmes qui sont, eux-mêmes, constitués de propositions concrètes
présentées ci-contre (à gauche de l'écran). Ce sont, en fait, des objectifs qui permettront de passer d'une
société économique à une société citoyenne. Ci-dessous, nous présentons un schéma qui illustre l'auto-transformation
que nous avons à l'esprit :

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Excusez-nous pour la publicité… Elle est indésirable, en même temps elle illustre concrètement
ce que nous critiquons ici.



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